www.umalia.ca Printemps / Été 2016 • Volume 1 • Numéro 2 English
Message de la rédactrice en chef : La gestion du changement est au cœur de l’obtention de résultats durables en matière de RSE
Photo : Umalia Lucie Bourgeois, Présidente-fondatrice d’Umalia.

Nous entendons constamment dire que les organisations ont du mal à se transformer : évolution des stratégies lors de périodes économiques difficiles; adaptation des modèles d’approches au marché; difficultés à intégrer les acquisitions de façon efficace; changement de la culture organisationnelle afin d‘évoluer vers les nouvelles normes et comportements sociaux; intégration de membres de la génération Y dans l’entreprise, etc.

La longévité des initiatives et leur impact influent grandement sur notre perception de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas dans les organisations. Un dirigeant d’une grande entreprise à qui nous avons parlé récemment s’est montré très impressionné par notre approche visant à concevoir et à mettre en œuvre un Programme d'action bénévole en milieu de travail. Il a été surpris d’apprendre que pour concevoir ce programme, nous avons réalisé une analyse des défis, des risques et des opportunités organisationnels, discutant de leur vision du programme et de la façon dont celui-ci s’inscrit dans leurs objectifs stratégiques.

Il nous a mentionné qu’au cours des dix dernières années, les initiatives se sont succédé. Quoique les employés aient apprécié de pouvoir apporter une contribution positive à la société, ce client n’arrivait pas à déterminer un seul impact positif durable des programmes établis. Il voulait donc s’assurer que cette nouvelle initiative soit bien ancrée, qu'elle s’articule dans la stratégie de l’organisation et qu’elle soit durable pour l’entreprise mais aussi pour les organismes sans but lucratif soutenus.

Beaucoup d’organisations, à l’instar de ce client, se lancent dans de nouvelles initiatives avec la pensée magique qu’elles régleront ou corrigeront des problèmes structurels internes. Elles ont vent d'une nouvelle approche de gestion qu’elles s’empressent d’adopter et de mettre en œuvre sans avoir fait leurs devoirs au préalable, y compris cerner correctement la nouvelle vision et le but de l’initiative, et sans gérer efficacement le processus de changement.

PHOTO : Istock/Thinkstock.com Il est important de faire vos devoirs au préalable, ce qui comprend de réfléchir à votre nouvelle vision en matière de RSE puis de la mettre en œuvre et de gérer le processus de changement aux fins de durabilité.

Ce qui s’ensuit est une répétition sans fin de la même histoire : emballée par un nouveau projet, l’équipe de direction ne jure que par l’approche, la met en œuvre et modifie beaucoup de ses structures et processus, pour s’apercevoir quelques années plus tard (parfois même avant cela) que ledit projet n'a pas donné les résultats escomptés. Une autre idée leur est présentée, avec toutes les promesses sensées l’accompagner, et encore une fois, les dirigeants se dépêchent de la mettre en œuvre. Et encore une fois ils sont déçus.

Il en résulte que les employés commencent à percevoir chaque nouvelle initiative de la direction comme une marotte de plus à laquelle ils cessent de croire. Il devient ensuite très difficile pour les dirigeants de promouvoir le changement durable au sein de l’organisation.

Les stratégies et initiatives d’engagement sociétal des entreprises risquent elles aussi de subir le même sort. Les entreprises entendent de plus en plus parler de la façon dont ces initiatives améliorent l’engagement des employés, la reconnaissance et la visibilité, sans mentionner les occasions d’engagement des parties prenantes et de croissance des revenus et de l’organisation. Beaucoup ont tendance à épouser la première idée qui leur vient à l'esprit, dont ils ont parfois entendu parler par d'autres entreprises et qui est souvent animée de bonnes intentions, mais qui n’est pas nécessairement alignée sur la stratégie organisationnelle.

L’engagement sociétal des entreprises

Chez Umalia, nous considérons que l’engagement sociétal des entreprises a tout à voir avec le rôle que le secteur privé joue dans la société et comment ce rôle est mis en œuvre. Un tel engagement concerne la création d’une prospérité partagée qui découle du changement et de la transformation ainsi que la nécessité de repenser la façon dont nous faisons, envisageons et percevons les choses, et la forme que prend notre contribution. L’importance est autant accordée à la transformation individuelle qu’au changement organisationnel.

Pour que les initiatives produisent l’impact désiré au niveau de l’entreprise et de la société, une entreprise doit d’abord adopter un processus de gestion du changement bien défini. Nous sommes convaincus qu’en l’absence d’un tel processus, les initiatives de RSE ne seront pas durables ni menées de l’intérieur. Les organisations doivent comprendre où elles se situent à l’heure actuelle, réfléchir à ce qu’elles veulent créer et à la façon d’innover pour atteindre leurs objectifs, et développer ainsi un avantage concurrentiel. Elles doivent se préparer à faire face aux obstacles et à planifier en vue de gérer efficacement les changements et, à l’instar de tout autre projet, à cerner les gains à court, moyen et long termes. Il va sans dire qu’elles doivent mettre l’accent sur des résultats axés sur la création de valeur et affecter les bonnes personnes au projet – les champions, les agents du changement et les partenaires.

PHOTO : Istock/Thinkstock.com

Voilà pourquoi, chez Umalia, chaque projet auquel nous participons comprend un volet de gestion du changement. Nous mettons à la disposition de nos clients une expertise et une expérience de longue date dans ce domaine, tant au sein d’organisations du secteur privé que d’organismes sans but lucratif, ce qui nous permet d’établir des stratégies durables.

Cela vous semble complexe? Il arrive que ce soit le cas. Toutefois, avec une méthode rigoureuse qui donne une marge de manœuvre, l’approche peut être modulaire et personnalisée. Pour nous, il est important de tenir compte de la situation actuelle de l’entreprise. Nous dressons ensuite un plan qui pourrait consister à progresser petit à petit avant d’évoluer vers une feuille de route bien définie qui met l’accent sur l’engagement de toutes les parties prenantes et qui produit des avantages pour l’entreprise.

Comme pour tout processus d’innovation, les stratégies et initiatives de RSE doivent être gérées. Comme l’a mentionné Bruce Good, vice-président principal du Centre pour l’innovation des entreprises du Conference Board du Canada, dans le cadre de notre laboratoire de création de valeur partagée en février 2016, les défis en matière d’innovation ne concernent pas tant le montant des investissements que la façon dont les organisations arrivent à gérer le processus d’innovation. Il en va de même pour la RSE… Je vous invite à prendre connaissance de la rubrique « Pleins feux » concernant notre laboratoire de création de valeur partagée et à voir comment cette initiative a permis de stimuler la réflexion et l’innovation dans cinq grandes entreprises canadiennes il y a quelques mois.

L’« Expérience réussie d’un client » relatée dans le présent numéro met l’accent sur Pega Medical, une entreprise biomédicale située à Montréal qui se spécialise dans l’envoi d’instruments chirurgicaux dans les pays en développement. Dans le présent bulletin de nouvelles, vous trouverez également nos « Conseils du jour pour la RSE »; une mise à jour de la rubrique « En vedette » du numéro de lancement concernant le projet de partenariats axés sur la création de valeur partagée au Bénin; et notre rubrique « Nouvelles dans une capsule » sur l’établissement d’un nouveau partenariat avec Carrefour International, une ONG canadienne.

Ces histoires inciteront peut-être certains d’entre vous à envisager les approches de RSE décrites, même sur une plus petite échelle ou dans le cadre d’un projet pilote.

Nous espérons que ce deuxième numéro de Stimulus vous donnera quelques « idées inspirantes »! Nous apprécierions obtenir vos commentaires et vous encourageons à nous appeler ou à nous envoyer un courriel pour discuter de tout aspect associé à la RSE.

Lucie Bourgeois – Rédactrice en chef, Stimulus
Présidente-fondatrice d’Umalia

Histoire réussie d’un client Pega Medical obtient le concours de grands chirurgiens pédiatres dans le cadre d’un projet mondial de RSE
PHOTO : Gracieuseté d’AHUSE Patients locaux et leurs familles à La Havane, à Cuba, en décembre 2015, en attente de leur première rencontre avec les docteurs Jose Ignacio Parra Garcia et Ana Bueno Sánchez, des chirurgiens espagnols qui utilisent des implants orthopédiques donnés par Pega Medical de Montréal pour soigner les malformations osseuses chez les enfants.

Fondée en 1994, Pega Medical est un fabricant canadien de dispositifs médicaux dont le siège social est situé à Montréal. Cette entreprise se consacre au développement d’implants orthopédiques spécialisés pour les enfants et touche des jeunes patients dans plus de 50 pays à travers le monde.

En tant que petite entreprise internationale comptant 16 employés et dont le chiffre d’affaires annuel avoisine les 10 millions de dollars, Pega Medical reconnaît le rôle qu’elle peut jouer pour améliorer la vie des enfants démunis dans les pays en développement.

En 2013, la haute direction de l’entreprise a retenu les services d’Umalia pour l’aider à élaborer une stratégie concrète et réaliste en matière de RSE qui tablerait sur son expertise et sa longue expérience visant à aider des chirurgiens pédiatres à soigner les malformations osseuses chez les enfants ainsi que sur ses relations solides avec les patients, les médecins et les fondations.

L’atelier qui a été organisé comprenait des employés, des clients et des partenaires. Grâce à une méthodologie rigoureuse, Pega Medical a été amenée à cerner sa vision à moyen et à long termes quant à la manière dont l’entreprise contribuerait à la société. Pega Medical s’est rendu compte que, malgré sa taille, elle détient une position privilégiée au sein d’un vaste réseau de praticiens (dont pas moins de 3 500 chirurgiens pédiatres dans le monde), d’universitaires et d’ONG. Sa capacité de mobiliser différents secteurs d’activité et intervenants pourrait servir de catalyseur de changement.

En conséquence, Pega Medical a mis en place un programme de RSE pour lui permettre de réaliser ses aspirations d’investir dans la collectivité tout en aidant et en incitant des chirurgiens à mettre leur temps et leurs compétences à contribution lors de missions médicales dans les pays en développement. Le programme s’appuie sur un système de soutien entre pairs : pour chaque implant acheté par leur hôpital, Pega Medical attribue une pièce VOICE (Virtual Orthopedic Implant Coin Exchange). L’hôpital peut choisir d’accumuler ces pièces ou d’en faire don à une mission médicale à laquelle participent leurs collègues.

Un implant équivaut à 50 pièces VOICE, tandis qu'un ensemble d’instruments en vaut 150. Les missions sont également rendues possibles grâce à la contribution des ONG et des fondations partenaires qui se chargent de la logistique. Pega Medical considère que ce système est le plus efficace pour maintenir l’engagement de tous les intervenants et assurer la durabilité de l’initiative de RSE. Ensemble, ils peuvent avoir un impact beaucoup grand que s’ils agissaient seuls.

Jusqu’à présent, Pega Medical a facilité la fourniture d’implants et d’instruments médicaments à des missions entreprises au Burundi, en Éthiopie, au Ghana, à Cuba et en Équateur, fournissant en moyenne deux implants par enfant pour un maximum de cinq patients par mission, ce qui correspond à une somme d’environ 200 000 $. (Ce montant est couvert en partie par les fondations responsables d’organiser les missions.)

Se voulant une « entreprise non seulement à but lucratif », Pega Medical perçoit la RSE comme une composante fondamentale de sa vision organisationnelle. L’entreprise n’a pas d’activité commerciale là où des chirurgies ont cours, puisque la majorité des pays visés n’ont pas les moyens ni l’infrastructure nécessaires pour assurer la distribution des produits.

L’Équateur et Cuba font exception. Pour ces deux pays, les contributions de Pega Medical ont frayé la voie à de nouveaux débouchés. La pénétration de nouveaux marchés n’est pas ce qui pousse Pega Medical à prendre part à des projets de RSE, mais bien son désir réel de faire la différence auprès d’enfants ayant des besoins orthopédiques. Il n’en demeure pas moins que du point de vue commercial, l’entreprise a constaté des retombées de son engagement social.

Depuis juillet 2015, un membre du personnel dirige les activités de RSE de Pega Medical. Il convient de souligner que tous les employés ont été sondés lors de l’établissement de la vision d’entreprise afin de donner leurs avis et d’aider à concevoir Pega Medical comme entreprise dotée d’une solide vocation sociale. À ce jour, ils continuent de s’investir dans le programme. De surcroît, les chirurgiens qui ont participé aux missions ainsi que leurs bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance pour la contribution et l’accessibilité de Pega Medical : à la différence des grandes entreprises évoluant dans l’industrie de la bio-ingénierie, Pega Medical a établi une relation très étroite avec les patients qui reçoivent les implants, ainsi qu’avec leurs familles et les fondations et hôpitaux locaux qui les aiguillent vers une chirurgie.

Le modèle de RSE de Pega Medical illustre comment les entreprises, sans égard à leur taille, peuvent et veulent intégrer leurs aspirations sociales dans leur modèle d’affaires avec, comme objectif principal, de créer un changement positif. Plutôt que de compromettre leur stratégie d’affaires, de telles initiatives peuvent en fait mener à de nouveaux débouchés et appuyer les stratégies commerciales. Enfin et surtout, la RSE permet à ces entreprises de montrer leurs valeurs tout en favorisant l’engagement des employés, des partenaires et des intervenants pour assurer un avenir durable.

Note de la rédactrice en chef : Nous tenons à remercier Laura Bourjolly, agente des communications, qui a fait des recherches et rédigé cet article concernant Pega Medical pour le bulletin de nouvelles Stimulus.

Pleins feux sur le tout premier laboratoire de création de valeur partagée au Canada! Les entreprises apprécient l’impact de l’innovation collaborative

Il y a quelques mois, le 19 février 2016, notre société de conseils Umalia, qui se spécialise dans l’engagement sociétal des entreprises, s’est associé à Cohésion Stratégies, une société d’experts-conseils en stratégie de marque, afin d’organiser son tout premier laboratoire de création de valeur partagée à Montréal. Les deux entreprises ont choisi de collaborer pour montrer comment les partenariats peuvent servir à créer un impact social positif et des retombées pour les entreprises.

PHOTO : Laura Bourjolly, Umalia Bruce Good du Centre pour l’innovation des entreprises du Conference Board du Canada discute de l’innovation au Canada, citant une étude récente sur la question, et la façon dont la création de valeur partagée peut la stimuler. À la gauche de Bruce se trouve Annie P. Cheung, vice-présidente du marketing à la retraite d'IBM, responsable de l’initiative Smarter Planet auprès de l’ASEAN. À sa droite se trouve Ellen Martin du projet Initiative de création de valeur partagée.

L’approche de création de valeur partagée, conçue par Michael Porter de l’Université Harvard et Mark Kramer, se démarque des autres approches de responsabilité sociale des entreprises en ce sens qu’elle envisage les défis sociétaux comme des sources d’innovation. Les entreprises peuvent accroître leur compétitivité et se démarquer tout en améliorant les conditions économiques et sociétales nécessaires à la réalisation de progrès durables. Une telle approche mise donc sur le cœur de l’entreprise, soit ses stratégies, ses produits et ses services, pour produire un impact économique et social.

Quinze cadres de cinq entreprises canadiennes, représentant différents secteurs et industries, étaient présents et hautement engagés. Ces représentants de l’Industrielle Alliance, de Jefo, de Saputo, de Shire Canada et d’Ubisoft étaient accompagnés d’un groupe d’experts internationaux hautement qualifiés du Centre pour l’innovation des entreprises du Conference Board du Canada, de représentants de l’initiative de création de valeur partagée et d’un ancien dirigeant de l’initiative Smarter Planet d’IBM.

Au cours de la journée, riche en réflexions et discussions mutuelles, les participants ont eu la possibilité d’approfondir leurs connaissances de l’approche de création de valeur partagée et, surtout, d’explorer le potentiel pour leur propre entreprise. Les discussions les ont conduits à cerner des stratégies et concepts innovants, ce qui leur a permis de se positionner de façon concurrentielle, d’aborder des questions commerciales et de déterminer comment relever efficacement les défis sociétaux. L’exercice leur a donc fait réaliser le potentiel de co-créer, ensemble, et de devenir des agents de changement positifs.

Ces organisations ont entrepris un périple qui les aidera à examiner comment assurer leur croissance tout en instaurant une société plus solide à tous les niveaux.

Si une telle expérience vous intéresse, nous sommes ouverts à la tenue de séances additionnelles du laboratoire de création de valeur partagée avec d’autres entreprises afin de créer un bassin plus important de leaders innovants engagés envers la prospérité de notre société sous toutes ses facettes. N’hésitez pas à communiquer avec nous à info@umalia.ca ou au 514-742-5861.

Pour en savoir plus sur l’événement de février : https://sharedvalue.org/groups/leading-canadian-companies-find-inspiration-shared-value-0

Conseil du jour pour la RSE Intégrer les initiatives et partenariats de RSE dans l’ensemble de votre organisation

La réalisation d’une initiative de RSE au sein d’une organisation est clairement un projet qui concerne de multiples fonctions au sein de l’entreprise. Des consultations avec des intervenants ont lieu et les participants se rencontrent en équipes pour déterminer les priorités, les plans d’action et les échéances. Compte tenu de la nature des initiatives et de la façon dont celles-ci touchent chaque rôle, elles mettent généralement en cause des leaders et des employés des opérations, des RH, des achats, des communications, etc.

Si des partenariats avec des intervenants de l’extérieur sont établis, alors le nombre de personnes en cause augmente en conséquence. Toutefois, à certains moments clés, nous avons observé que la responsabilité liée à l’avancement d’une étape particulière du projet relève souvent d’une seule personne. Qu’arrive-t-il alors si cette personne quitte l’organisation ou change de rôle?

Chez Umalia, nous avons constaté qu’il n’est pas rare que des changements de personnel surviennent au beau milieu de la mise en œuvre d’un projet ou d’un programme. En fait, une telle situation est fréquente. Il peut en résulter une perte de dynamisme, des retards, des problèmes de communication avec un partenaire, voire la résiliation du projet. Comme nous en avons fait mention dans notre Message de la rédactrice en chef, cela souligne la nécessité de réfléchir au préalable à la façon de maintenir de telles initiatives au sein des organisations.

PHOTO : Istock/Thinkstock.com Réfléchir au préalable à la façon de planifier une initiative de RSE peut prévenir les retards, la perte de dynamisme et les problèmes de communication.

Étant donné que les départs ou changements de personnel ne sont pas toujours prévisibles, nous vous conseillons de prévoir l’imprévisible. Atténuez l’incidence d’un changement de personnel en suivant les recommandations ci-après :

  • Obtenez l’approbation non seulement du champion de l’initiative, mais aussi de plusieurs membres de la direction et de la haute direction.
  • Désignez au moins deux personnes comme représentants ou agents de liaison avec les partenaires.
  • Identifiez et développez des personnes ayant le potentiel de servir de successeurs – en comprenant comment une telle mesure offre aussi une possibilité de perfectionnement à certains de vos meilleurs dirigeants.
  • Suivez un plan de projet rigoureux accompagné de jalons clés, de documents et d’un plan de changement.
  • Communiquez régulièrement avec l’équipe de direction et des intervenants clés.

Il s'agit de quelques-uns des moyens qui s’offrent à vous pour assurer la durabilité des initiatives mises de l’avant. Une planification et une gestion du changement efficaces aboutiront au lancement harmonieux, réussi et durable de vos initiatives de RSE.

Nouvelles dans une capsule
Trois entreprises canadiennes s’unissent pour aider des femmes entrepreneures au Sénégal
PHOTO : Carrefour International De gauche à droite : Mirella De Civita, présidente, Papillon MDC; Astou Niang, coordonnatrice des programmes, Carrefour International; Alain Ménard, président; Green Beaver; Christine Campbell, directrice exécutive par intérim, Carrefour International.

Carrefour International, Green Beaver et Papillon MDC ont établi un partenariat avec le secteur privé, rendu possible grâce au soutien d'Umalia, dans le but de renforcer la capacité de production et, finalement, les revenus de femmes sénégalaises dans le secteur de la fabrication de savons.

Le partenariat d’une durée de 18 mois, organisé avec l’aide d’Umalia, assurera la formation de 33 Sénégalaises qui, en retour, partageront ce qu’elles ont appris avec 333 autres femmes dans leur pays d’origine. Le partenariat mettra l’accent sur la production de savons en utilisant des plantes et des ingrédients locaux durables sur le plan environnemental.

Carrefour International est un organisme de développement voué à la réduction de la pauvreté et à la défense des droits des femmes dans le monde. Leur partenaire local dans le cadre du projet au Sénégal est l’Union Nationale des Femmes Coopératives du Sénégal (UNFCS), qui compte un réseau de coopératives dans dix régions du Sénégal où les femmes qui y travaillent fabriquent un éventail de savons.

Papillon MDC Inc. est une entreprise spécialisée dans le développement du leadership qui conçoit des programmes de formation sur mesure à l’intention de jeunes femmes du monde entier. Ces programmes visent à répondre aux défis uniques de ces femmes, et à tenir compte de leur contexte particulier.

Green Beaver, un chef de file des produits naturels d’entretien ménager et de soins personnels, travaillera avec les femmes sénégalaises au développement et à la commercialisation de leurs produits.

Les coopératives de fabrication de savons de l’UNFCS aident les femmes, qui composent 65 pour cent de la population du Sénégal, à prendre leur place dans l’économie locale et à conquérir leur indépendance économique.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution du partenariat.

Note de la rédactrice en chef : Outre son rôle visant à aider des femmes entrepreneures sénégalaises, veuillez prendre connaissance du communiqué ci-après concernant la reconnaissance internationale des efforts de Green Beaver pour prévenir la pollution par les plastiques dans nos cours d’eau.


Green Beaver reconnu pour ne produire aucun plastique dans ses produits
LOGO : greenbeaver.com

Un article du 6 mai 2016 publié dans le journal La Presse de Montréal a annoncé que la Plastic Soup Foundation établie aux Pays-Bas a désigné l’entreprise Green Beaver de Hawkesbury, en Ontario, comme étant la toute première société canadienne certifiée par cette organisation à n’avoir aucune microbille dans ses produits.

Les microbilles sont des microparticules de plastique qui sont seulement discernables avec un microscope et qui proviennent principalement de composés comme le polyéthylène et le polystyrène. Elles sont largement utilisées dans les cosmétiques comme agents exfoliants et dans les produits de soins personnels comme le dentifrice, ainsi que dans les recherches biomédicales et en sciences de la santé.

De tels déchets de plastique, qui ne sont pas biodégradables, aboutissent souvent dans les cours d’eau partout dans le monde, y compris dans le fleuve Saint-Laurent et les Grands-Lacs, où ces déchets s’avèrent mortels pour beaucoup d’espèces marines.

LOGO : plasticsoupfoundation.org

La Plastic Soup Foundation, qui s'est donné comme objectif de mettre fin à la pollution par les plastiques dans les milieux marins à travers le monde, a décerné la certification « Zéro plastique » à Green Beaver, que l'entreprise pourra joindre à ses étiquettes pour identifier ses produits comme étant exempts de tout plastique et écologiques.

En vedette
Le point sur le projet de partenariat d’Umalia au Bénin Les leaders communautaires sont la clé du changement, mais ont besoin de soutien
PHOTO : Umalia Hommes de la communauté de Sô-Ava utilisant des filets – une des techniques traditionnelles privilégiées par leurs ancêtres – pour pêcher le poisson. La pêche est la principale activité productrice de revenus au sein des 42 villages de la communauté.

Lorsque nous avons lancé notre bulletin de nouvelles Stimulus l’hiver dernier, nous nous sommes engagés à vous tenir informés de notre travail avec la communauté de Sô-Ava au Bénin. Nous entamons la quatrième année de notre engagement sociétal d’entreprise de dix ans auprès de la communauté, qui vise à apporter des changements grâce aux partenariats que nous avons établis avec le secteur privé.

En mars dernier, nous avons étudié, avec les autorités municipales locales, l’état de notre engagement ainsi que la forme que prendra notre participation dans les années à venir. Nous avons discuté d’un forum organisé en février avec leurs partenaires intersectoriels qui élaborent un plan de développement quinquennal pour la commune. Les parties ont abordé la façon dont la participation et l’engagement de chaque partenaire contribuent au plan global ainsi que des façons de sensibiliser la population à celui-ci. Le forum était une première pour la commune de 120 000 personnes et une initiative stratégique visant l’établissement d’une collaboration complémentaire concrète de la part de tous les intervenants.

Notre retour au Bénin et les discussions que nous avons eues avec différentes personnes – autorités, société civile, intervenants, citoyens – nous ont fait réfléchir à notre propre engagement et à la façon dont le changement peut être implanté de façon durable, non seulement dans les entreprises mais également dans les communautés.

Comme dans le passé, nous avons été profondément impressionnés par le niveau d’engagement des gens de la commune. Une fois de plus, nous avons pu observer directement comment le changement survient lorsqu’un petit groupe de personnes a à cœur d’aller de l’avant, peu importe les obstacles rencontrés. Ces personnes veulent voir leur communauté progresser. Elles veulent voir le changement et croire que l’avenir sera meilleur pour leurs enfants et les enfants de toute la communauté.

Dans la majorité des cas, ces personnes font ce travail sans autre motivation que de voir le changement survenir. Elles se portent bénévole pour faire avancer les choses, complémentant le travail accompli par les ONG, malgré le fait qu’elles doivent souvent abandonner leur activité génératrice de revenus pour le faire. Les choses progressent grâce à leur conviction, à leur persévérance et à leur engagement. C’est vraiment une grande source d’inspiration qui nous rappelle les propos de Margaret Mead :

« Il ne faut jamais douter qu’un petit groupe de citoyens concernés et engagés peut changer le monde; de fait, c’est la seule chose qui l’ait jamais changé. »

PHOTO : Umalia Une maison traditionnelle béninoise construite sur pilotis a une durée de vie d'environ huit à dix ans en raison des inondations qui surviennent pratiquement chaque année. La construction de nouvelles habitations représente une énorme charge financière pour les citoyens, ce qui a conduit certains dirigeants de la société civile à réfléchir à des solutions de rechange, comme des maisons flottantes.

Pourtant, lorsque nous réfléchissons à la viabilité de telles actions, nous réalisons combien ces initiatives sont fragiles puisqu’elles dépendent d’un petit groupe de personnes et que, bien souvent, elles ne sont pas suffisamment institutionnalisées dans la communauté. Lorsqu’une personne part ou est confrontée à la décision difficile de continuer d'aller de l’avant ou de nourrir sa famille, tout le travail qui a été fait jusque-là est en péril. (Semblable à d’autres exemples de changement décrits dans le Message de la rédactrice en chef du présent numéro.)

Quelles leçons pouvons-nous tirer de tout cela? Encore une fois, cela illustre la nécessité d'ancrer le changement, de réfléchir à l’avance aux moyens d’obtenir tous les investissements nécessaires, qu'il s'agisse des ressources financières ou humaines ou de la mobilisation des gens. Cela montre aussi le besoin de se doter d’une vision et d’un cadre durables qui assureront la pérennité des actions après le changement entrepris, non seulement pour les communautés et les organisations sans but lucratif, mais aussi pour les entreprises visées par le changement.

Pour nous, cela démontre encore une fois combien l'expérience et le travail intersectoriels peuvent être enrichissants étant donné qu'ils stimulent l'innovation et les réflexions entre tous les secteurs. Nous percevons le rôle d’Umalia comme la célébration des réalisations de ces personnes dédiées et capables et la nécessité de leur fournir les outils et le soutien nécessaires pour optimiser leur plein potentiel dans le cadre d’initiatives durables destinées à améliorer leurs collectivités locales.

Dans notre numéro Automne 2016, nous aborderons la prochaine étape de notre collaboration avec Sô-Ava et donnerons un exemple concret de la façon dont une entreprise canadienne innovante spécialisée dans le traitement secondaire de l’eau retransforme les produits et développe de nouveaux marchés tout en contribuant à la communauté et à son environnement.

Umalia : un engagement sociétal d’entreprise profond et étendu à l’échelle internationale

Umalia est une société de conseils qui se spécialise dans la stratégie, la planification et la mise en œuvre de programmes d’engagement dans le monde des affaires et dans la société pour bâtir des entreprises plus prospères, des communautés résilientes et une société meilleure.

Notre offre de services repose sur la conviction que les entreprises peuvent à la fois tirer des avantages tout en ayant un impact social positif grâce à leurs stratégies et initiatives d’engagement sociétal d’entreprise… Essentiellement, cela veut dire que le profit et la mission sociétale peuvent et devraient aller de pair.

Nous travaillons avec des entreprises du secteur privé partout dans le monde, ainsi qu’avec des organismes sans but lucratif et des organismes multilatéraux des Nations Unies. Notre offre de services couvre l’éventail de la conception de stratégies pour les programmes d’engagement sociétal des entreprises (allant de la philanthropie à la responsabilité sociale d’entreprise, en passant par les partenariats visant la création de valeur partagée), la facilitation des partenariats, la mise en œuvre de programmes d'action bénévole en milieu de travail et la prestation d’une formation multiplateforme (virtuelle, en salle de classe, apprentissage en ligne) dans le domaine de la durabilité, lesquels s’articulent tous autour d’une méthode de gestion du changement responsable.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez l’audio d’une entrevue que nous avons accordée à Radio-Canada International récemment et surtout, n'hésitez pas à nous écrire à info@umalia.ca ou à nous appeler au 514-742-5861.